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Natacha OUEDRAOGO alias OWENA, Artiste Musicienne  2 juillet

C’est un jeune talent qui ambitionne embrasser une belle carrière musicale. Elle a 24 ans ; mais dès 8 ans déjà, elle chantait et dirigeait même la chorale de son église. A cet âge-là, elle n’avait pas encore la voix d’Amity Méria, d’Asta MAILA, d’Awa CISSAO, de Wendy ou bien d’autres… Mais des années plus tard, (en 2014 précisément) son entourage va l’aider à réveiller la championne qui dormait en elle….
A travers cet entretien, Natacha OUEDRAOGO alias OWENA puisque c’est d’elle qu’il s’agit, nous parle de son futur métier, de ses rêves, des questions qui fâchent et surtout, les dessous du showbiz burkinabè. voici le portrait de l’artiste :


OWENA (O) : Je me nomme Natacha et j’ai 24 ans. Mon nom d’artiste est OWENA qui vient de mes initiales O comme Ouedraogo, WE de Wend Kuni et NA de Natacha. Je suis étudiante à l’ULB (Université Libre du Burkina) en année de Master -I dans la filière Communication pour le développement. Je suis artiste chanteuse. Lauréate Miss Université 2014. Je suis une adepte du Piano.
ArtistesBF (ArtBF) : Vous avez été élue miss université en 2014, racontez-nous cette petite parenthèse.
O : Effectivement c’était en 2014 ; j’étais à l’ISIG. Il se trouve qu’à L’ISIG avait organisé en son sein déjà, un concours "Miss ISIG où j’ai été la deuxième dauphine. Au lancement du concours Miss Université, l’ISIG n’avait pas de candidates pour le représenter. Quand je dis qu’il n’y avait pas parce que la Miss ISIG et sa première dauphine ne répondaient pas aux critères de Miss UNIVERSITE qui étaient d’abord d’être de nationalité burkinabé. Or, la Miss ISIG était de nationalité camerounaise et la première dauphine de nationalité ivoirienne. C’était compliqué ! Aucune d’elle ne répondait donc aux critères. Dieu faisant bien les choses, il ne restait que moi, la deuxième dauphine. Au final, je me suis inscrite et j’ai remporté la couronne en 2014.

ArtBF : Durant votre mandat de Miss et en tant qu’ambassadrice, quel a été votre combat ?
O : J’ai réalisé des œuvres humanitaires avec mon staff. J’ai aussi réalisé un single pour encourager et rendre hommage aux martyrs puisque on était dans une situation socio-politique assez instable. Ce premier Single est intitulé "Ma Liberté" avec Will B black. C’était pour moi une manière de faire savoir au peuple burkinabé qu’on pouvait réclamer sa propre liberté tout en restant pacifique et en recherchant la cohésion sociale. Et c’est pendant "MISS université, je n’ai défendu que cette cause. Et d’ailleurs, tout au long de mon discours, je n’ai fait que parler de la paix, de cette valeur qui nous permet " le vivre ensemble" en société. Pour tout vous dire, le single ne parle uniquement que de la paix et de la liberté d’expression.

ArtBF : Qu’avez-vous gagné comme récompense ?
O : J’ai eu plusieurs lots dont une moto et un million de francs CFA . Mais le contrat stipule qu’une partie de la somme revient à la Miss et une partie au staff. D’autres partenaires comme WOODING et BEAUFORT ont également contribué.

ArtBF :Quel est le secret pour briguer une Couronne ?
O : Il n’y a pas de secret pour être Miss UNIVERSITE, il ne suffit pas non plus d’être belle parce que si c’était le cas, il y avait beaucoup de filles plus belles que moi en son temps. Comme je l’ai dit au début, je n’étais pas certaine de remporter la couronne parce qu’on disait que pour être Miss, il fallait être mince. Pourtant, moi j’avais assez de rondeurs en ce moment et j’avais la peau très foncée ; pas du tout claire comme certaines filles. Je n’y croyais pas trop, mais j’ai laissé le coté physique pour me surpasser parce que je sentais que j’avais d’autres atouts et d’autres valeurs que les autres candidates n’avaient pas : c’était l’expression".

ArtBF :Après Miss Université, NATACHA se prend-t-elle la tête ?
O : Je ne pense pas que je suis bien placée pour vous le dire. Mais si vous vous approchez de ma famille ou de mes amis, ils vous diront que Natacha n’a pas changé après Miss Université. Bien au contraire, j’ai eu beaucoup d’amis et beaucoup de contacts donc, cela m’a encore rapproché davantage des gens.

ArtBF : Ce concours vous a-t-il permis d’avoir des ouvertures au monde du show biz ?
O : Non ! pendant mon mandat je ne pouvais pas m’intégrer dans le show biz, parce que les conditions de Miss université l’interdisent. La sortie par exemple de mon single a même posé quelques soucis et ce n’est qu’après mon mandat que je me suis lancé intégralement dans la musique.

ArtBF : Entre le Concours Miss et la musique, quel est le lien ?
O : Il y’a un petit lien entre les deux car, être Miss et être chanteuse, le fossé n’est pas très grand. Grace à Miss Université, j’avais beaucoup d’amis, de contacts qui me suivaient sur Facebook, et donc, quand je me suis lancée dans la musique, les choses sont allées d’elles-mêmes. Les gens étaient étonnés de voir que je chantais. Et cela a été un plus pour moi dans après mon mandat.

Vous êtes une artiste musicienne, combien d’albums disposez-vous aujourd’hui sur le marché discographique ?
O : C’est comme je l’ai dit je ne suis pas intégralement dans la musique, donc je n’ai pas d’album j’ai juste 3 singles : Liberté avec Will Black, Tony, Love story récemment sortie.

ArtiBF : Que pensez-vous du SHOW BIZ burkinabé ? Le choix par exemple des artistes pour les spectacles officiels
O : Hummm ! le SHOW BIZ BURKINABE ! Le milieu est assez compliqué. C’est un milieu où on se méfie beaucoup des uns et des autres. Dès que tu veux te lancer dans le milieu, les gens te découragent sous le prétexte que c’est un milieu pourri. Les gens ont une image assez négative du SHOW BIZ. A mon avis, je le ne le peints pas totalement en noir. Il y a des artistes qui œuvrent à l’éclosion des jeunes talents, qui sont animés d’un esprit de solidarité et qui ont le sens de l’esprit d’équipe. Les gens font des clans, chacun est dans son écurie ou prêche dans sa petite chapelle. Puis à la longue, certains artistes sont dans les oubliettes et j’en fais partie.
Je crois que pour les évènements comme le KUNDE, la fête de la musique, Jazz à Ouaga et autres, les organisateurs doivent faire l’effort de rechercher les artistes locaux émergents ; c’est-à-dire, retrouver les jeunes talents afin de les faire connaître au public et les booster .

QUESTIONS QUI FACHENT
Que penses-tu des femmes artistes qui se dépigmentent ?
Personnellement, j’ai toujours été contre la dépigmentation. C’est une question de choix, je pense que c’est sa vie. Mais je pense que le naturel est toujours meilleur. Le fait d’être artiste n’engage personne à se dépigmenter. Que tu sois artiste ou pas, rien ne t’oblige à te dépigmenter. Il faut s’aimer soi-même et garder son teint naturel. C’est toujours meilleur et c’est toujours le bon choix.
L’avez-vous déjà essayé ?
Je n’ai jamais essayé et je n’ai jamais été clair et je veux rester comme je suis.
Qu’est-ce qui vous chiffonne (ce que tu n’aimes pas dans ce milieu d’artistes) ?
C’est la discrimination comme je l’ai toujours dit et l’hypocrisie de certaines personnes dans le milieu. Ils font semblant de s’aimer alors que c’est tout autre. C’est un milieu dangereux, si tu ne fais pas attention tu vas t’accrocher à des gens qui ne veulent que ton mal. Ma plus grande peur, c’est de donner ma confiance à quelqu’un qui va me trahir.

QUESTIONS DE GOUT
Mariée ?  : Célibataire
Jalouse ? oui par moments (rires) ! Je n’aime pas que ma mère porte son attention sur quelqu’un d’autre que moi.
-  Nerveuse ? non !. Je suis tout le temps souriante même quand ça ne vas pas.
-  Plat local préféré ? sauce à la patte d’arachide et le BABENDA.
-  Couleur préférée ? noir, rouge et blanc.
-  Date d’anniversaire ? 7 février (versau)
-  Cœur à prendre ou à laisser ? mon cœur est au milieu.

Quel est le message du jour pour tes fans ?
Continuez à nous soutenir par des conseils, des suggestions ou même nous écrire sur les comptes et pages Facebook par rapport à nos œuvres. Cela nous permet d’aller de l’avant. Actuellement, je suis en train de préparer un album qui, j’espère me permettra d’avoir un peu plus de visibilité.
Fatim BARRO
OWENA nous fait un acapella

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